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Tempête au sommet, une direction remise en cause (à juste titre) par la communauté médicale

Lors du dernier conseil d’administration, le directeur général a fait part de son souhait de renouveler son mandat pour la période 2021/2026.

A l’issue de son intervention, les représentants de la CME sont intervenus pour dénoncer les choix de la direction concernant les réorganisations et ses conséquences sur les services d’hospitalisation, de radiothérapie, d’imagerie médicale, et des secrétariats médicaux.

Ils ont mis en avant les conséquences désastreuses des décisions de la direction entrainant une « disqualité » dans la prise en charge des patients, une dégradation des conditions de travail des médecins et du personnel, et. au bout du compte, une. dé-gradation de l’image de l’institut Bergonié sans précédent.

Les médecins ont également souligné l’absence de mesure corrective malgré plusieurs expertises et droits d’alerte pour les services concernés.

Ils ont conclu que certains services sont en « faillite » comme l’imagerie médicale ayant pour risque majeur de ne plus avoir assez de radiologues en RCP et par conséquent de ne plus pouvoir prendre en charge de nouveaux patients. 

C’est dans ce contexte que 62 médecins titulaires sur 89 demandent l’ouverture de la candidature du poste de Directeur général, les autres ne s’étant pas prononcés.

Un vote consultatif aura donc lieu en CME (Commission médicale) et au CA (Conseil d’administration) suite à l’audition des différentes candidatures.

Pour nous, le bilan de ces 5 années de mandat ne diffère guère de l’appréciation négative des médecins. Nous ajoutons de plus que le directeur a clairement laissé les commandes au DGA lequel a mis l’institut à l’envers avec des décisions d’organisation à l’emporte pièces mettant son obligation de prévention de la santé et la sécurité des salariés sous le tapis avec les conséquences démontrées et que l’on connaît (droit d’alerte multiples et expertise). Malgré les engagements du directeur vis-à-vis des représentants du personnel, à plusieurs reprises le DGA a imposé en dernier lieu ses propres décisions. Il en est ainsi par exemple des accords d’entreprise qui sont désormais entièrement contrôlés et signés par le DGA en méconnaissance des règles légales des contrats collectifs que sont les accords d’entreprise. En résumé, c’est le DGA qui porte le pantalon dans cette maison, positionnant le directeur au statut de pot de fleurs soigneusement rangé sur une étagère et que l’on sort lorsque par exemple il faut faire figuration sur la photo pour notre presse locale.

Alors oui, après 5 ans de mandat qui ont montré les carences de notre directeur, il faut du sang neuf, du recadrage qui éliminent l’arbitraire du DGA et de la cohérence au niveau direction afin de redéfinir et de mettre en place une vraie politique médicale partagée et de préserver la santé des salarié(e)s.

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